De Castrojeriz à Boadilla des Camino le 16 avril, 22km

Voilà, je raccroche les bâtons. C’est terminé …pour cette fois. Demain retour vers la France.

Je suis assise au soleil dans ce tranquille village.

Les cloches sonnent dans la gigantesque et fière et froide église marquée par le temps qui passe.

Les cigognes caquettent à ce printemps prometteur. Le toit de l’église leur offre de larges plateforme pour installer leur nid.

En ce dernier jour, je me suis offert quelques kilomètres à grande vitesse sans me soucier des pieds, du dos… plutôt bien ce test ! Meme si, il faut l’avouer, j’emporte une nouvelle ampoule en souvenir.

Une journée tellement semblable aux autres, au gré des lignes droites et des surprises au milieu de nulle part.

Voilà ce que je retiendrai de cette Espagne, tous ces villages, tous ces lieux de culte « au milieu de nulle part », sur le chemin.

J’imagine tous les autres villages, abandonnes à leur isolement. Le Chemin c’est la vie, hors chemin c’est la mort.

Au fil des jours une Espagne différente apparait. Depuis ce milieu de journée, je me sens bien loin dans ces villages qui se font bas sans doute pour se protéger face a ce soleil dont on sent la puissance prochaine.

La qualité du silence a changé. Je ne sais ni comment ni pourquoi.

Parfois j’ai porté mes mains à mes yeux craignant avoir égaré mes lunettes de soleil, tant la lumiere est forte.

Il est temps de partir
Adios

Départ ce matin à 7h pour mon grand plaisir quotidien : voir lentement la lumiere arriver nimbée de rose ouaté, sur le leger brouillard qui peu à peu se disperse.

Et puis le soleil apparait dans le froid matinal.

Le vent se lève plus tard sur les grands plateaux qui ne lui opposent aucun obstacle. Parfois une motte de terre décolle en tourbillons de poussière.

Ce matin, le soleil était déjà levé lorsque j’ai attaqué une brève mais vigoureuse montée.

La voilà la montée
Je suis en haut

Puis le grand Rien, à méditer sur le temps et surtout à penser à vous tous. je peux passer de longs moments avec chacun d’entre vous.

Parfois une surprise vient me sortir de mes pensées. Ce matin ce fut « l’hospital de San Nicolas », une des âmes du chemin.

Lieu d’accueil, pour se réconforter avec boisson et nourriture, si besoin pour dormir, « donativo » ( libre service, donation libre et anonyme, lieu sous la responsabilité d’un hospitalier).

Et puis, soudain, comme incongru, un pont, de l’eau.

Retour au grand Rien

Mon dernier selfie

et me voilà arrivée.

Un concert de cigognes nichees sur le toit de l’église rend ce village tout de suite sympathique

Demain, retour vers la vie « normale ».

De Hornillos a Castrojeriz, le 15 avril

Etape tranquille, 17 km sous un soleil frais avec un joli vent énergique. Une température qui est restée aux environs des 18 degrés.

Partie ce matin tranquille vers 8 heure après un petit déjeuner. vraiment.., quel laisser aller..

Les « twins » sac à dos. Deux françaises, la tante et sa nièce qui avancent d’un bon pas. Je ne les reverrai plus.

Apres une brève montée, retour des immenses plateaux.

De villages en villages

La pastilla du jour, vers 11h30, etait tres bonne !

C’est reparti ..

Un endroit majestueux.

Un peu gâché par trop de « jacasseries en langue anglaises-du-nez », animées par deux hospitalières américaines qui ont meme affiché un incongru drapeau de la-bas.

Malgré une offre alléchante de rester passer la nuit avec douche froide inclue mais chauffage exclus, je décide de continuer ma route vers mon auberge avec douche chaude et chauffage inclus.

Je me suis demandée si, il y a un an, j’aurais ressenti cette meme irritation.

Pour info, les hospitaliers sont des bénévoles qui offrent deux semaines de leur temps et qui peuvent venir de tous les pays. On les trouve dans les Albergues où ils aident ou font fonctionner le lieu.

Apres une petite marche me voila arrivée.

Apres les démarches d’usage, se laver et laver son linge, je pars a la découverte de l’énorme église a coté.

La Foi
La nuit tombe, je suis dans ma chambre

De Burgos à Hornillos del Camino le 14 avril

Pour une fois, je me suis inscrite ( à mon insu) dans une étape classique, telle que répertoriée dans les guides.

Une vingtaine de kilomètres annoncés «  étape sans difficulté. Bon, pour etre franche, j’étais « rendue » à l’arrivée.

Je pourrais en rester là dans la description car, …,il ne se passe rien.. des chemins droits ou légèrement courbes, à perte de vue dans une campagne rude et uniforme, sans aucune fantaisie, nulle foret, nulle prairie. Les villages se succèdent et se ressemblent, un peu hors du monde, dans une torpeur que meme le passage du Camino ne trouble pas. Les deux bars de rigueur se disputent la clientèle mais le pèlerin est prévisible .. il s’arrête a la première occasion venue.

La pèlerine a ralentit l’allure. Pourquoi se presser ? Chaque pas suit l’autre lourdement dans un décor trompeur d’immobilisme.

Le soleil est clement, le vent courtoisement frais.

Juste mettre un pied puis un autre sans aucun autre but que le pas suivant. Les pensées voguent dans les hauteurs philosophiques de la vie ou se concentrent brutalement sur ce foutu sac, ces pieds qui ne veulent vraiment pas se taire, meme au bout de 8 jours.

La Mezeta ca doit etre ce grand Rien !

Mais, je peux aussi raconter une version légèrement différente.

Ce matin départ un peu poussif vers 8h. Bye bye mon hotel

La sortie de Burgos est tres agreable, au milieu de parcs et d’arbres.

Pas mal !
Tellement espagnol

N’oublions pas le gout des fresques murales, le plus souvent, sur le thème du Camino

Si seulement c’était vrai

Chapelle tres anonyme et pourtant j’ai eu le temps de l’admirer

J’ai parcouru environ 4km et, dans mes grandes reflexion philosophique du matin, brutalement, un eclair de lucidité m’arrete, juste devant cette chappelle.

J’ai oublié mon pantalon numéro 2 à l’hotel… sachant que je n’ai que 2 pantalons dont un sur moi..

Ca mouline vite dans la tete. Apres avoir éliminé les plans foireux du style « ben c’est comme ca, tu vas t’en passer » ou «  tu le fais envoyer à ton hebergement ce soir » Ah oui celui que tu n’as pas reservé ?, la raison me dit d’appeler l’hotel, ou plutôt d’envoyer un message watsapp.

Apres une dure nego ( uber pas possible et moi pas parler espagnol) et partage de ma position google, l’hotel accepte de m’envoyer un taxi, qui arrive un moment plus tard avec mon fameux pantalon.

Avoir si peu de choses et etre capable d’en perdre, c’est fort !

Et c’est reparti après une heure d’aventure pantalon

Il y a vraiment un sujet: « y Leon » a été effacé de tous les panneaux à coup de peinture blanche . Pour nous rassurer un inconnu francophone nous rappelle que l’amour vaincra ! Houfff
C’est lent, c’est lent … 501 km
De loin, je me demandais pourquoi cette femme légèrement vêtue ?

Encore une histoire archéologique

Je m’octroie une pause café … ou plutôt pause pastilla assez bien notée ( je deviens spécialiste)

Un de ces paisibles villages
D’une Espagne un peu hors du temps
Superbe cette immense fresque sur une grange à l’entrée du village suivant
Oui oui encore bien calme
Surprenant n’est ce pas !
C’est l’autre moitié de la meme fresque. Textes bibliques.
Ambiance biblique dans ce village

A la sortie du village, une petite chapelle toute simple … sa porte est ouverte. De la musique sacrée invite a entrer.

Tous les pèlerins s’y arrêtent, plus ou moins longtemps, parfois pour prier ou méditer.

Au fond de la chapelle se tient une toute petite soeur devant une table sur laquelle s’étalent des papiers, des médailles.

Une femme que j’ai vu tout a l’heure repose sur son épaule, en pleurs. Je vois alors la toute petite soeur la serrer largement dans ses bras.

En un instant, tout prend une autre dimension.

Moi aussi j’aurai ma médaille.

J’aurai appris, en francais, qu’elle est restée longtemps au Congo et qu’elle travaillait dans un hôpital et s’occupait surtout d’enfants. Elle m’a aussi parlé de la rue du Bac…

Je crois que c’est vraiment ca le chemin.

Et c’est reparti

Aller, une petite fresque … enfin, plutôt énorme
Sympas les couleurs
Un pied après l’autre, rien ne change
Et pourtant si .. imperceptiblement

Et me voila arrivée

Burgos le lundi 13 avril

En ayant visité vraiment peu de choses, 8km ce jour !

Vu de ma chambre dimanche soir. La-bas, au loin, le plateau de la Mezeta qui m’attend.

Porto = sa Cathédrale.

J’y suis restée 2h, sans réellement flâner, avec l’impression de ne pas avoir vraiment terminé.

C’est un monde coins et de recoins. Notre Dame de Paris me semble simple et petite a coté de la Cathedrale de Burgos.

Démonstration de puissance, étalage de son or …

Quelques photos de mes coups de coeur, sans ordre ni logique.

Mon premier émerveillement : les plafonds. Des merveilles dures à observer en se tordant le coup a chaque changement de chapelles, de salles, de couloirs .,

Des tableaux

Encore une Sainte Veronique

Et des sculptures

Et voila Eve
Et son Adam

Tellement jeunes ces femmes .

Et puis … la Cathedrale ..

Le cloitre
Le cloitre
Pour imaginer les couleurs .
Ben oui, faut entretenir ! ( on en sait quelque chose !)

Et une jolie exposition Picasso tout a cote

Picasso peint ce tableau à 15 ans.
1923
1908
1950

Oui, sélection totalement subjective et non représentative !

Et dans la ville au détour d’une rue, ou d’une autre, sur une porte de parking, ce gout pour les fresques.

Ils ont bien changé les pèlerins.

La nuit tombe sur un beau temps revenu.

Je suis a environ 200 metres de la Cathedrale. Demain matin la sortie de Burgos devrait etre rapide.

Burgos m’apparait comme une « petite » ville avec une gigantesque cathedrale.

D’Atapuerca a Burgos dimanche 12 avril

Vers 8h, d’un seul mouvement, l’Albergue se vide.

Il fait 3 degrés, ressenti -4 sous l’effet du vent.

Départ 8h au lieu de 7 heures, cela permet de gagner 1 degré.

Vous connaissez le principe de l’oignon. En haut j’ai 5 couches de vêtements, en bas 2. Et rajoutons bonnets avec deux capuches et gants. C’est parti pour 20 km

Par chance, la journée commence par une réjouissante et réchauffante montée

Mais si ca monte ! Mais non, le ciel n’est pas bleu mais gris.
Au loin, Burgos a une vingtaine de km
En haut de la montée, le vent est bien la, très froid.

Le 10 avril après midi, je transpirais sous plus de 26 degrés, le 12 au matin je me cache sous -4.

Ca doit forger le caractère des espagnols ces grands-écarts de température.

Apres un long passage sur un plateau venté commence une longue et douce descente vers Burgos.

Ici aussi on aime les chats en liberté en leur construisant des petits abris et en les nourrissants

Houfff le chemin évite toutes les zones industrielles et nous fait passer par un très long parc très fréquenté par des espagnols de tous âges habilles chics et/ou sport.

Plusieurs kilomètres, environ 5
On se rapproche de la ville
Le centre est tout pres
Et la, surprise, des pecheurs

Il est la, a l’entree de Burgos, le Cid, un grand seigneur de guerre castillan du XIe siècle, lié à Burgos et devenu un héros national espagnol entre histoire et légende.

Et la pièce de Corneille, le Cid, s’inspire la vie du Cid.

Voila pour l’instant « histoire et culture »

On entre dans la ville en passant la porte Arco de Santa Maria. Parmi les personnages on trouve … le Cid
Et la voilà, sa majesté la cathédrale.

Elle est incroyable de présence, de complexité. Chaque fois j’ai la meme impression de démesure des édifices religieux par rapport a leur ville ou village.

En parlant de présence .. pensez vous vraiment que ca soit comme ca a 13h30 devant la Cathédrale ?

He oui, c’est une photo trafiquée. Fake… sans IA juste l’iphone et moi.

En ce début avril frigorifiant, il n’y a pas une foule compacte mais il a en permanence des admirateurs qui lui tournent autour et la mitraillent.

C’était plutôt comme ca. cherchez les différences.
Une autre vue
Un peu trafiquée aussi ..

Bref ! C’est la vedette !

Pour terminer une belle fresque sur les murs.

Bulletin de santé :Apres ces 20km j’étais soulagée d’arriver dans mon hotel confortable ! Apres 7 jours de marche, ca sent l’usure…

Quand aux pieds, tout un roman que je vous épargnerai. Mais, globalement, ils sont coopératifs, très présents, n’aiment pas se faire oublier. .

Demain jour de relâche et de visite de Burgos. Zéro degrés attendus demain matin

De Villamayor à Atapuerca

Au coin du feu en ce samedi 11 avril.

La pluie et le vent dehors, une douce chaleur dedans. Une Albergue fantastique.

Une journée de marche à emplir ses poumons de vent, ses oreilles aux aguets des chants d’oiseaux, dans le calme de forets. Houfff enfin un chemin qui sent le Chemin.

Apres 15 km, première gouttes de pluie, le plaisir d’arriver à l’Albergue.

Reprenons au début :

Apres un petit déjeuner, une fois n’est pas coutume, c’est parti … vite vite pour gagner sur la pluie annoncée.
Le jour se leve dans la grisaille
Elles est toujours la mais je la regarde de plus haut !
Des primevères en mi-avril !
Lieu emouvant

« Mont de la Pedraja 1936

En ce lieu furent fusillées plus de trois cents personnes par ceux qui ont soutenu le coup d’État du général Francisco Franco contre la Seconde République, légitimement établie, et qui donna lieu à la guerre civile espagnole entre les années 1936 et 1939.

Ils furent assassinés pendant les premiers mois de la guerre civile pour leurs idéaux politiques et pour défendre la liberté.

Ce modeste monument a été érigé par leurs familles afin que nous n’oubliions jamais leur mémoire.

Qu’ils reposent en paix. »

Cette photo me semble aller bien avec ce qui précède, sans autre commentaire.
Longue traversée de foret

Tout va mieux aujourd’hui. Mes pas se sont allégés et j’avance d’un bon rythme.

Au loin un village, stop ou pas stop ? Cafe ou pas cafe ? Réponse non, oui
Beau couple !

Et surtout une première : ils sont en liberté sur de l’herbe, de la vraie, pas trafiquée !

Oui oui le bar ( un des )

Je salue la présence féminine si rare dans la représentation du pèlerin.

Dans la réalité de 2026, elle représentent sans doute plus de 50% des marcheurs, souvent seules.

En termes de nationalité, surprise taïwanaise . J’ai demandé pourquoi a un jeune.. pas d’explication au delà du bouche a oreille.

Evidemment, je représente de plus en plus une minorité. Ce soir pas de francais, et plutôt des jeunes fort sympathiques.

En voila un qui se met a la guitare … de Taiwan ..

Et chante.. vraiment un hasard parfait cette Albergue.

Revenons à notre journée. Il ne pleuvait pas encore, la température encore douce.

A quelques mètres du coq et des poules, dans ce petit village .. c’est ca l’Espagne

Magnifique, imposant

Et c’est reparti dans la campagne

Enfin un enclos extérieur pour des animaux ( que je verrai pas)
Et au milieu de nulle part sur la lande
Un improbable banc invite a la contemplation. Je la choisis « photo de ma journée »
Tandis que le froid arrive et que le vent forcit

Je tiens un rythme soutenu motivée par les gouttes de pluie.

Dans le café. Je prends une tortilla qui me permet de diminuer ma consommation d’oeufs. Ce n’est que de la patate !
Voir la signature : Veronique

Jolie campagne de Castille et ses cloches « dans le mur »
Mais pourquoi cette photos de cette maison fleurie derrière chaque fenêtre ?
Uniquement du trompe l’oeil !
Juste chouette
Faut pas rater la chèvre

Au coin du feu

Et me voila arrivée ! il pleut et il fait froid dehors

Hier 26 degrés au moins, cet aprem juste quelques degrés.

De Beladoro à Villamayor, vendredi 10 avril 2026

Journée plus douce qu’hier.

15 km annoncés, 11 km à mon compteur.

Marche tranquille dans la fraicheur de la matinée. Cet après-midi repos. Il fait 26 degrés.

C’est le dernier jour de l’été. Demain chute des températures et arrivée de la pluie et peut etre de la neige dimanche ou lundi.

Une autre histoire va s’écrire. laquelle ?

Revenons a cette journée.

Réveil avec les cigognes et c’est parti. Frais frais.

Je quitte ce bel endroit ou les fresques murales s’exposent partout.

Le paysage impitoyable d’hier a laissé place a une succession de collines avec, parfois quelques bois au sommet.

Une foret !
C’est l’printemps

Le chemin s’écarte raisonnablement de la nationale toujours aussi chargée de camions.

Selfie
C’est lent ..

La routine s’est installée : chercher le café ouvert. Ce sera dans un charmant petit village ( la routine).

Je passe du temps dans une chapelle chouchoutée par ses paroissiens, mélangeant un coeur traditionnel et des décorations modernes.

Il y a un sujet

Apres un temps très raisonnable, me voilà arrivée avant midi à mon hébergement, ancienne immense bâtisse très espagnole.

Mon après midi sera très tranquille.

Le mercredi 8 avril : de Najera à Santo Domingo de la Calzada

Il est 7h, Najera ne se réveille pas

La journée s’annonce longue 21 km annoncés.

Etape très difficile à réduire. pas d’hebergement repertorié avant ces 21km.

Et pourtant, j’ai croisé deux Albergue avec fortes publicité sur la route mais, comment dire, ca fait pas envie.

Au milieu de nulle part.. ca sentait le plan foireux que j’ai deja vecu. Seule dans une grande maison froide et, pour diner .. rien a l’horizon.

Alors, je me prépare mentalement à ce lent écoulement du temps de 21 km de marche.

Je le sais, chaque jour, le dernier kilomètre ne manque jamais d’etre insupportable, sans grâce ( en general de tristes faubourgs), sans fin.

Cet après-midi, vers 14h, c’était aussi sans fin sous un soleil et une lumière tres forts.

Presque là ? Illusion..

A l’arrivée, je regarde mon décompte kilométrique et je comprends pourquoi cette dernière partie était un chewing gum. Plus de 24 km.

Et ce soir je suis assise sur un banc, dans un de ces si nombreux bourgs espagnols ou les places et cafés abondent, où les oiseaux s’égosillent.

Il est 18h30, le temps est doux. j’attends avec impatience mon repas de la journée ! A 19h.

Voila deux matins que je petit-déjeune avec une tortillas dans un café de campagne.

Sur le chemin, vers 13h, le traditionnel sandwich de fromage me mène difficilement jusqu’au repas du soir.

Reprenons ma marche dans le bon sens

Belles couleurs d’Espagne
Instants ephemeres
Une journée a agiter des pensées sur l’espace, le temps… rien d’autre a faire
Finalement je n’irai pas vers vous, je file a grandes ( plutôt petites) enjambées vers votre droite
Ah ces couleurs du matin sous le regard de la lune
Un village, banal .. mais la pastilla était
excellente !
Je vais essayer !
Le petit chemin la-bas au loin, c’est lui ! Le Camino qui m’attend.
Ecole de patience, se forcer a ralentir, a alourdir son pas sans autre pensée que le pas suivant.
Se concentrer sur l’instant sans aucun but.
Le métro du chemin
La réalité brutale de l’Espagne

Au milieu des champs a l’infini surgit une improbable ville ou village ou rien de tout cela.

Soudain apparaissent des immeubles, des maisons, accolées, toutes semblables, en rang d’oignon.

Pas d’église ni de magasin mais une Albergue ( bon courage), quelques êtres humains, des panneaux a vendre.

Et la-haut, au sommet de la colline, des bâtiments fantomatiques, sans fenetres.

Abandonné ?

Des linges pendent de quelques fenetres.

Des squelettes de la crise immobiliere, je suppose.

Toute cette implantation heurte mon sens logique francais qui requière un plan d’implantation, un projet, des justifications et autorisations à n’en plus finir avant de lancer ce projet de « ville a la campagne ».

Je reprends ma marche insouciante.

Et voila ! J’y suis. C’est plusss beau quand meme !!
Visite de la cathédrale et de son musee
Sainte Veronique : je pouvais pas la rater
Quelle expression
Magnifique
A qui la plus belle cathédrale ? A qui le plus grand nombre de lieux de prières ?
Pas trop dans la simplicité. Faut que ca claque !
Restée en arrêt devant elle
Ou elle
Ou elle

Richesse et beauté, main mise absolue de la religion durant des siècles.

Le mardi 7 avril. De Navarette a Nareja par Ventosa

Départ vers 7h la nuit laisse doucement place a un jour bleuté rosé.

Il fait doux.

Le chemin s’étire dans une campagne de vignes, d’oliviers.
Ca diminue très … lentement ces km
Bifurcation vers Ventosa chercher le bon cafe accompagné de la tortillas du matin !

« Quand on est enfant, on s’imagine ce qu’on deviendra plus tard. On rêve de quelque chose de grand. Sans voir que notre plus grande richesse est déjà là, en nous. Dans ce lieu. Dans cet instant. Dans les après-midi passés chez notre grand-mère. Dans les bras de notre mère. Dans le regard de notre père. C’est là. C’était déjà là. Dans les choses les plus simples.

Nous passons notre vie à chercher ce que nous possédons déjà. Il suffit de retrouver le chemin du retour vers la maison. Là où vivent nos souvenirs. À Ventosa. »

Joli petit détour dans une campagne décorée de photos en plein air

Et toujours je vais vers cette neige dans le lointain
Arrivée a Najera. L’église est ouverte.

J’en profite pour entrer. L’église est partagée entre deux zone. La partie somptueuse, éclairée ou je suis et une partie sombre derrière un claustrât de bois d’où j’entends des prières de femmes.

Ce calme méditatif est brusquement interrompu par un groupe avec guide bavard !

Quelques minutes plus tard, après multes explications, ils repartent comme ils sont entrés et le calme revient.

Des chants de femmes s’élèvent dans l’église revenue a son intimité. moment de grâce.

Arrivée a Najera

Houfff 17km et des pieds en compote.

Moral un peu en berne.

Direction la sieste.

Apres sieste et bain chaud, un peu de tourisme au hasard qui me mene au

Bref ! Un passé de capitale de la Navarre, ca vous pose !