Saint-Jean pied de port a Valcarlos, le 15 mars 2024
Départ de Saint Jean Pied de port ce matin
Il est 7h30… un 15 mars. N’imaginez pas ce que serait cette magnifique ruelle l’été.. vous seriez déçus…. Petit matin frais et calme
Partir… un rêve… tout laisser derrière ou a cote de soi.
Le départ au petit matin.. cet instant fugace ou tout est possible dans cette fraicheur première. Ou des bandes de brumes se dissolvent au soleil..
Douceur du matin
Et puis il y a la réalité …
Chaque départ pose la question du dernier ?
C’est le (ou plus honnêtement, c’est un) jour de doute.
Rapidement, trop rapidement, viennent les inconforts, les douleurs, le sac finalement trop lourd… et le doute s’installe.. vais-je retrouver ces moments d’intenses plaisirs dans tout le corps ?
Aller.. on se refait une santé au soleil d’une petite pause
Ou alors.. ce sera peut etre le départ de trop. Il en faut un. Mes pieds ne tiendront pas ou une autre partie du corps.
J’ai parcouru 14 km depuis saint Jean Pied de port avec peu de hauts et bien des bas. Arrivée a Valcarlos avant midi.
Comment trouver un logement ou je puisse poser sereinement ma carcasse ? Ce sera à l’instinct, tout simplement. Et, aujourd’hui mon instinct est efficace.
Me voila dans une ancienne maison traditionnelle remise en etat et décorée par une jeune femme qui vit seule avec son chien. Je trouve ce lieu absolument magnifique..
Ma chambreLe palierLe premier niveau avec la cuisine, l’office, le restaurantMon coin salle de bain privatif avec vue sur la montagneEt pour finir le hall d’entree
Ce soir ce sera diner a l’auberge. Mon instinct me dit que ca va etre au meme niveau.
Ne pas oublier de dire mes rencontres avec le monde entier qui s’est donne rendez-vous sur le Camino Frances. Afrique du sud, Australie, USA, Corée du sud, etc.. je n’ai pas parle français de toute la matinée.
Le chemin longe la frontière espagnole alors ici tout le monde parle espagnol et français ( au moins un peu).
A midi, repas dans le bar-restaurant-supermarché local. Et bien c’était simple et super bon.
A part la sieste puis le repos sur la terrasse de mon auberge, peu de choses ..
Tout a commence le 12 juillet. Ce sera donc « Le chemin de Stevenson ».
Mais mon incapacité a me projeter rend les choses compliquées en 2023.
Je tape dans l’appli SNCF « Paris-Le Puy en Velay » le 13 juillet… il faut se rendre a l’evidence.. tous les trains sont complets. itinéraire prévu par Clermont Ferrand.
Apres un peu de réflexion, je feinte la SNCF avec un itinéraire par Lyon. Une seule place disponible ! Tout s’arrange comme d’habitude.
Dans le TGV vers Lyon, il est temps de penser a l’hébergement du soir.
Le choix apparait vaste au Puy en Velay. Je ne sais pourquoi je retiens sans hésitation une chambre dans un appartement. Ce sera la première merveilleuse surprise de ce voyage.
La chambre se transforme en un appartement pour moi seule. Mon hôtesse se transforme en une étonnante rencontre. Nous resterons a deviser longuement sur sa terrasse avec vue sur Le Puy.
Vue de la terrasse
Qu’est ce qui crée cette magie de la rencontre ? sans doute une forme de disponibilité a l’autre qui fait que l’on va a l’essentiel, a ce qui est universel.
Et puis, il faudra arrêter de parler lorsque l’on sent qu’on atteint les limites au delà desquelles ce serait une vraie relation avec un futur partage. Peut etre un jour je serai lassée de toutes ces rencontres d’un moment. Ce n’est pas encore le cas. Je les reçois comme un cadeau qui me permet d’avancer.
Le 14 juillet départ du Puy a 6h du matin pour éviter les grosses chaleurs.
Il faut savoir que tout départ du Puy se mérite ! Toujours une belle montée pour remettre les pendules a l’heure.
Quitter le Puy au petit matin
Retrouver avec bonheur les chemins anciens des matins frais. Sentir un grand calme, savoir pourquoi on est la et nulle part ailleurs. Arrivée au Monastier sur Gazeille. Il fait déjà très chaudMa plus belle rencontre de la journee.
Il voletait, pépiant de poteau en poteau le long du chemin, me laissant approcher au delà du raisonnable.
Arrivée a Monastier sur Gazeille.. dans un des lieux les plus improbables ou inimaginables. Je n’ai meme pas pense a prendre de photos.
Imaginez une immense bâtisse des années 60/70 un peu laissee a l’abandon, peuplée d’un seul employé, sans aucune aide, sans argent, sans fournitures et ne sachant pas si des réservations ont été prises !
Totalement irréel ! Et le dernier détail .. j’étais la seule chambre avec papier toilette .. mais sans clef !
Le repas n’a pas pese lourd dans mon estomac et le matin j’ai prefere me restreindre au cafe.
Mais pourquoi es tu restee la ? Lorsqu’on cherche une chambre le 14 juillet pour le 15 …
En positivant. La chambre n’était pas sale et l’employé sympathique ..
Faillite annoncée pour la semaine suivante ! il fallait profiter rapidement d’une offre qui n’existera plus !
Encore une belle journée qui s’annonce. Le soleil se lève sur les montagnes en face du gite.
Depart dans une jolie fraicheur. Le pays basque deploie ses verts. Tout est bucolique. Les bruits de la campagne avec ses nombreux animaux me rappellent ma campagne d’enfance parsemée de fermes en activité.
T’as qque chose ??C’est pour quoi ?Oui je sais, je suis beau ! Je pose quand vous voulez ..Galerie de portraits : une beauté qui a tenu a me suivre le plus longtemps possibleCalinou avec mamanGalerie de portraits : le tout jeune chatDéjà une fraise des bois !Tellement parfaitement bucoliqueOn dirait la suisse !Est-ce de l’humour ?Des ecoles communales au milieu de nulle partEt voila.. j’y suis.. Saint Jean Pied de Port
Je vous laisse la.. en espérant vous avoir distrait.
Journée un peu folle. Je me suis complètement laisser aller a faire 30 km… avec des dénivelés.
Etape la plus belle et spectaculaire. Je ne sais pas si les photos vont parvenir a capter la beauté du Pays basque.
C’est très vert, c’est certain ! C’est vallonné et meme montagneux. Mais surtout il y a des fermes en activité partout ! La campagne bruisse de toute cette vie. Des animaux partout. Des fermes cossues affichent de beaux bâtiments blancs aux bardages rouges
Partie ce matin avant huit heures dans le brouillard qui donne des images irréelles.
Petit a petit le soleil s’impose pour toute la journée.
Montées et descentes .. alternance de sous bois et de cultures..
Assis devant une ferme, mon ami le japonais est la. Nous sommes contents de nous retrouver pour faire route ensemble.
Faire route ensemble comporte des moments communs et des moments seuls.
Une jolie montée nous amène a un point de vue totalement dégagée. Je dois avoir une montée de dopamine ! C’est pas possible de monter avec tant de plaisir !!!
C’est juste magnifique et je sais que les photos ne pourront pas rendre compte de cet espace, lumiere, vent, bruit..c’est le point d’orgue de ces douze jours de marche.
C’est une journée émaillée de rencontres .. un paysan me fait visiter son atelier de production de fromage de brebis. Pas question d’en acheter. Tout est utilise en consommation personnelle et la vie est largement autarcique. Et le fils reprendra la ferme donc tout va bien !
Puis ce sera un éleveur de canard. Il me fait visiter ses installations. Il me présente ses 6000 bébés canards âgés de ..1 jour. Ces petits nécessitent une attention nuit et jour.
Visiblement je ne fais pas peur ! Mais, a force de trainer, il est plus de 18h quand j’arrive au gite, un peu épuisée .. le temps de me redonner visage humain et c’est l’heure de l’apero. Vous savez pourquoi je n’ai pas blogue hier soir !
La ferme visiteeFerme typique cossueEncore une ferme typiqueLe giteCoucou la vedette de la région !J’ai trouve ca joli . Aucune justification !Elle aussi elle était chouette mais fermée (beaucoup moins chouette)
Journee recompense ! Soleil, jolis chemins, temperature ideale.
Bye bye Navarrenx
Apres plus de dix jours de marche, j’ai etabli des relations de confiance avec mon corps. On sait tous les deux ou on en est et ce qu’on peut faire sans crainte.
En ce matin frais, tous les voyants sont au vert ! Je n’ai rien pris a manger ( le chemin y pourvoira) et je m’en fiche totalement !
Environ 400ml d’eau. Ca suffira…
Devant moi une silhouette .. je me rapproche et reconnais mon japonais devenu la coqueluche du chemin. Tout le monde parle de lui.. après ses gros soucis de pieds, il a donc réussi a repartir.
Nous marchons environ une heure ensemble et je lui traduis les messages autour de nous.
Il est très intéressé par les arbres fruitiers plantes en grand nombre par une association de pèlerins, et destines a etre glanes.
Trop beau celui-la. Je ne serai pas la pour manger tes fruits !
Il me confie etre devenu fermier après sa retraite d’une « compagnie ».
Nous marchons dans un calme absolu uniquement trouble par quelques chants d’oiseaux. Et je réalise que ce silence est rare.
Et, comme souvent, un accueil pèlerin m’apporte de l’eau et des gâteaux. Donativo ..
Dans ce beau temps clair et frais, les Pyrenees crèvent l’écran !
Serait-ce le mont Fuji ?Ils se rapprochent, n’est-ce pas ?
C’est tellement beau que ca fait un peu decor de cinema des années 50.
Une montée goudronnée au milieu des champs me rappelle que c’est pas toujours fun ! Il fallait bien ca !
Arrivée dans un gite magnifique et typique en debut d’apres midi apres 18km.
Un accueil tellement chaleureux ! Et c’est la première fois qu’on me lave mes vêtements ! Le luxe !
Petit cadeau ..Je progresse !
Apres tous ces jours de marche, les visages de mes compagnons de gite ont changes : burines par le soleil mais aussi plus souriants et tranquilles.
Terminons la journee de samedi par une soiree a trois en anglais. Je suis avec deux marcheurs solos. Un francais avec une ration quotidienne a 30 et un jeune japonais avec une ration de ..50km/jour.
Sympa le diner !
Soiree en anglais très sympathique. Vous comprendrez aisément que nous ne nous reverrons pas.
Quelle motivation pour un jeune japonais de venir en Europe uniquement pour avaler le chemin avant de repartir ? Je ne le saurai jamais.
Bye bye Sauvelade
Depart dans le petit matin frais en ensoleille. La campagne deploie ses verts et ses fleurs dans les collines du pays basque.
Coucou les amis
Et ils sont enfin devant moi, majestueux et barrant l’horizon.
Ils sont bien la mes Pyrénées
Il m’accompagnent toute cette etape qui comptera finalement 20 km.
Quel plaisir de pouvoir enfin enlever blousons et autres epaisseurs. La creme solaire est de sortie.
J’ai decide de marcher d’un bon pas sans pause .. car je n’ai rien pour la pause.. pas de choix entre quiche et fromage ..
Et puis voila, sans prévenir.
Quel lieu extraordinaire !Je prends le soleil et le calme du lieu
Et toutes mes bonnes résolution fondent comme neige au soleil du pays basque ! Je vais rester longtemps, fascinée, incapable de repartir.
Connaissez-vous l’histoire de l’Alchimiste du chemin ?
Depuis mon premier départ au Puy-en-Velay, j’ai pu lire des petites phrases sur des ardoises accrochées dans des arbres, toutes signées l’Alchimiste. J’ai fini par m’habituer a ces rencontres qui parfois convoquent souvenirs ou questionnements.
Il y a deux jours j’ai appris que cet Alchimiste existe.. il tient un gite a Navarrenx. Je n’ai pas encore perce de mystères des jours., semaines ou mois a parcourir le chemin pour accrocher les ardoises.
Et ce matin, ce lieu magique était littéralement tapisse de petites ardoises de l’Alchimiste.
C’est reparti. J’avance d’un bon pas. Les vallons ont laisse place a un riche plateau de cultures. Les longues lignes droites s’étirent devant moi.
Le fonds d’ecranVillage tapi autour de son clocher
Partie avec tres peu d’eau, je commence a me demander si 300ml sont vraiment raisonnables.
Je tente de nouer le contact avec la population locale. En vain… et j’avance..
Un robinet me fait de l’oeil dans une cour de ferme. Apres toutes les sommations d’usage, je decide de violer la propriete privee au risque de voir debouler un molosse comme on en croise souvent. Et hop, pas de gaspillage, je termine ma gourde.
Patatras, le robinet ne fonctionne pas. Erreur de debutante. Preferer la proie pour l’ombre, etc..
Aucune solution en vue sur le plateau. Je marche… il fait deja chaud..j’entre dans une foret, des bruits me semblent etranges. Quelle activite humaine ?
Et je decouvre un circuit de moto-cross au milieu de la foret. je ne veux pas rater cette occasion. Et lorsque j’apercois un jeune motard, je le hele de loin en tendant ma gourde. Et .. reponse negative… il n’y a pas d’eau.
Faire contre mauvaise fortune bon coeur.. lui souhaiter une belle journee et repartir.
Un bruit de voiture derriere moi, je me range prudemment comme d’habitude. La voiture s’arrete a mon niveau: « le petit m’a dit que vous cherchiez de l’eau. Je lui ai dit qu’on ne va pas vous laisser sans eau. Montez, on va chercher une bouteille ». Et me voilà partie chercher la bouteille… une fois recuperee avec multes (tres sincères) remerciements, je m’apprete a reprendre ma route.
« Voulez vous que je vous avance un peu ? » avec plaisir.. et nous voilà reparti. Deux ou trois kilomètres plus loin, je quitte definitivement le president du club de moto-cross… et je bois .. et je bois…parce que j’ai soif et parce que c’est lourd cette bouteille d’eau mais je n’envisage pas d’en jeter une seule goutte !
Durant toute la nuit la pluie et le vent m’ont berce. Ce matin, ce n’est pas le temps espere. Il faut revetir a nouveau la tenue de pluie.
Le gite, ancienne boulangerieUne photo déjà vue sur le cheminBye bye mimiRencontre rare .. cf. Grippe aviaire
Quatrieme depart sous la pluie. Vetements secs ( pour le moment), chaussures humides. Pauses-pipi compliquees.
Les dix premiers kilometres me remettent en situation d’eponge qui prend l’eau de partout. Et pourtant.. tout va bien.
Et je retrouve les perspectives infinies, je respire.
Au bout de ce plateau battu par les vents, un petit bar cafe comme tant d’autres, ou il fait bon déguster un the. J’ai l’impression que les locaux ne savent pas trop que penser de cette femme dépenaillée et joyeuse sous la pluie.
C’est reparti encore sous la pluie et le vent. Le pantalon est colle contre les jambes. Le « gore tex » fait mentir sa réputation d’imperméabilité.
Ca j’adore !C’est le pays basque, sans nul doute !
Le village suivant affiche une pancarte « epicerie-snack-traiteur ». Par l’idee allechee je pars a la recherche de cet antre du plaisir gustatif. « Ca se mérite », dixit la tenanciere. C’est vrai ! J’étais limite d’abandonner.
Une minuscule table m’attend ! Un repas royal apres les heures sous la pluie. Ce jour je ne choisirai pas entre fromage et quiche !
Ainsi lestée me voila repartie avec la promesse du soleil ! Il se montre enfin.
Montée de transpiration
Mon regard embrasse la campagne du pays basque
Et les chemins inondes et boueux
Faut trouver un autre passage
Les chemins noirs ..pleins de lumiere printaniere
Deux heures plus tard, j’arrive a Sauvelade. Douche, etc.. repos.
Abbaye de Sauvelade
Je vous dois une verite.. en ce mois d’avril, je rencontre plus d’hommes marchant seuls que de femmes. Ils ont souvent moins de 35 ans ou plus de 50 ans. Ils marchent souvent plus de 35 a 40 kilometres par jours et je ne les rencontre qu’un soir.
Les marcheurs solitaires sont souvent taiseux. Lorsqu’ils parlent, c’est souvent pour expliquer avec pudeur leur emerveillement devant les paysages, sons, lumieres et ce vent qui emplit les poumons d’une puissance bienfaitrice. Ils ou elles savent ecouter, regarder, lâchent quelque trait d’humour sur eux, racontent des rencontres ou parfois des regrets.
Ils expriment qu’ils ont obtenu une longue permission de leur compagne ( compagnons) pour vivre ce voyage d’une vie. Le but ultime « Santiago » ne représente souvent rien de particulier.
La rencontre avec des groupes se passe souvent très différemment.
Le phénomène de groupe continue a etre un mystere pour moi. Pourquoi vouloir me donner des conseils de tout type.. longueur des étapes, remplissage et poids du sac, hydratation.., hier matin mon pesage de sac a 5,3 kg tout compris ( eau et casse-croute) a dechaine multes conseils pour remédier a mon suppose manque d’hydratation..a plusieurs on prend beaucoup d’assurance il me semble..
Le temps des remerciements est venu. Remerciements ( a qui de droit !) pour parvenir a faire ce chemin en paix avec mon corps qui s’exprime tout a fait raisonnablement.
J’ai fait un petit calcul : depuis mi-2016, j’ai parcouru plus de 1300km en solo sur les GR de France.
Remerciements pour ces moments ou les pensees sont calmées.
Vous êtes avec moi en permanence et c’est un bonheur !
J’avoue que je parviens de moins en moins a lire les nouvelles du monde…
Le printemps pluvieuxAu bord du cheminDélicatesse des fleurs de pommier
Joli chanteur de 3 ans jouissant d’une grande libérteLe chien et son ami le chat
Et c’est parti !
Au cas ou ? Abus d’Armagnac peut-etre ?
Et c’est reparti.. pluie et re-pluie sur le plateau
Quand le ciel bas et lourdEst ce de l’art ?
Jusqu’a cette petite église. J’y reste longtemps, avec chacun de vous. Ambiance paisible.
Depouillement
Le plateau laisse place aux vallonnements, la pluie crépite sur mon blouson et dégouline sur mon pantalon.
Je m’y suis habituée. Les montées du Bearn me réchauffent. Parfois je ne sais plus si je suis mouillée de la pluie ou de l’étuve qui s’est créé. Malgré toutes les pub de vêtements techniques et respirant, une bonne montée et ca dégouline !
Et pourtant tout va bien. Ce vent qui fouette, je l’aime bien. Ces chemins detrempes aussi. Tant que la certitude est la: au bout de cette marche, un bon gite bien accueillant.
Magnifiques grands arbresDans ce Bearn, les tout petits villages se succèdent, chacun avec sa petite mairie, sa petite église, parfois son accueil pèlerinsLe destin des armoires anciennes
Arrivée au gite a 14h. Vite douchee lessive faite, me voila de nouveau « a visage humain ».
Ma chambre
Puis, assise tranquillement dans un grand salon meuble a l’ancienne, je regarde dehors le vent et la pluie laisser très peu de place au soleil.
Demain j’espère le retour du soleil après 3 journées a marcher dans les rafales.
Chambre très chouette a Arzac, sourire des équipes du gite communal. voila ce qui me reste en memoire.
J’ai quelque chose avec la PosteEt avec les eglises
Météo qui garantit une gamme de verts …
Tour du village sous la première pluie du matin. Je traine dans la chaleur de l’accueil pèlerin. Ce sera une petite étape ce jour : 14 km.
Oui mais … température ressentie entre 1 et 5 degrés, rafales de pluie et vent.
C’est parti sous la pluie .. dans un froid glacial. la marcheuse ne voit plus grand chose entre la capuche et le menton. Le téléphone/photos reste prudemment dans ma poche.
Bonjour toi ! t’es tout mouilleLes surprises du chemin
Les incessantes alternances de montées et descentes du Bearn me réchauffent bien vite
.
Le printemps sous la pluie
Le corps et les pieds répondent bien. Depuis ce matin un début de confiance s’est établi. Ca devrait pouvoir le faire ! Alors j’allonge le pas et la cadence. Vivement l’écurie.
Meme sous la pluie, je m’arrête ! Verre a moitié vide ou a moitié plein ?
Plus de 3h30 pour parcourir ces 14km. Pourtant, j’étais motivée pour arriver… hier, le test de l’équipement avait revele bien des failles !
Alors pas d’arrêt pour le choix traditionnel entre quiche et .. fromage.
L’arbre est si beau que je sors le téléphone sous une pluie et un vent déchaînes.Une association de pèlerins plante des arbres fruitiers le long du chemin. Sympa !
Arrivée au gite avant 14h.. pantalon trempe, chaussures humides, etc.. s’en suit un long avachissement au coin du feu.
J’entends de nouveau vos pensées .. mais qu’allait-elle faire dans cette galère ? Des que j’ai une réponse un peu élaborée, je vous la présenterai.
Demain rebelote météo favorisant les verts du printemps.
Et les arbres ont mis leurs feuilles, dans cette campagne qui ressemble a mon Ardeche.
De vallons en collines. Il parait qu’on voit très bien les Pyrénées