Joli chanteur de 3 ans jouissant d’une grande libérteLe chien et son ami le chat
Et c’est parti !
Au cas ou ? Abus d’Armagnac peut-etre ?
Et c’est reparti.. pluie et re-pluie sur le plateau
Quand le ciel bas et lourdEst ce de l’art ?
Jusqu’a cette petite église. J’y reste longtemps, avec chacun de vous. Ambiance paisible.
Depouillement
Le plateau laisse place aux vallonnements, la pluie crépite sur mon blouson et dégouline sur mon pantalon.
Je m’y suis habituée. Les montées du Bearn me réchauffent. Parfois je ne sais plus si je suis mouillée de la pluie ou de l’étuve qui s’est créé. Malgré toutes les pub de vêtements techniques et respirant, une bonne montée et ca dégouline !
Et pourtant tout va bien. Ce vent qui fouette, je l’aime bien. Ces chemins detrempes aussi. Tant que la certitude est la: au bout de cette marche, un bon gite bien accueillant.
Magnifiques grands arbresDans ce Bearn, les tout petits villages se succèdent, chacun avec sa petite mairie, sa petite église, parfois son accueil pèlerinsLe destin des armoires anciennes
Arrivée au gite a 14h. Vite douchee lessive faite, me voila de nouveau « a visage humain ».
Ma chambre
Puis, assise tranquillement dans un grand salon meuble a l’ancienne, je regarde dehors le vent et la pluie laisser très peu de place au soleil.
Demain j’espère le retour du soleil après 3 journées a marcher dans les rafales.
Chambre très chouette a Arzac, sourire des équipes du gite communal. voila ce qui me reste en memoire.
J’ai quelque chose avec la PosteEt avec les eglises
Météo qui garantit une gamme de verts …
Tour du village sous la première pluie du matin. Je traine dans la chaleur de l’accueil pèlerin. Ce sera une petite étape ce jour : 14 km.
Oui mais … température ressentie entre 1 et 5 degrés, rafales de pluie et vent.
C’est parti sous la pluie .. dans un froid glacial. la marcheuse ne voit plus grand chose entre la capuche et le menton. Le téléphone/photos reste prudemment dans ma poche.
Bonjour toi ! t’es tout mouilleLes surprises du chemin
Les incessantes alternances de montées et descentes du Bearn me réchauffent bien vite
.
Le printemps sous la pluie
Le corps et les pieds répondent bien. Depuis ce matin un début de confiance s’est établi. Ca devrait pouvoir le faire ! Alors j’allonge le pas et la cadence. Vivement l’écurie.
Meme sous la pluie, je m’arrête ! Verre a moitié vide ou a moitié plein ?
Plus de 3h30 pour parcourir ces 14km. Pourtant, j’étais motivée pour arriver… hier, le test de l’équipement avait revele bien des failles !
Alors pas d’arrêt pour le choix traditionnel entre quiche et .. fromage.
L’arbre est si beau que je sors le téléphone sous une pluie et un vent déchaînes.Une association de pèlerins plante des arbres fruitiers le long du chemin. Sympa !
Arrivée au gite avant 14h.. pantalon trempe, chaussures humides, etc.. s’en suit un long avachissement au coin du feu.
J’entends de nouveau vos pensées .. mais qu’allait-elle faire dans cette galère ? Des que j’ai une réponse un peu élaborée, je vous la présenterai.
Demain rebelote météo favorisant les verts du printemps.
Et les arbres ont mis leurs feuilles, dans cette campagne qui ressemble a mon Ardeche.
De vallons en collines. Il parait qu’on voit très bien les Pyrénées
Avant hier, je n’ai pas ose refuser le plat de canard du sud ouest.. une bonne leçon pour moi a méditer toute la nuit ! Alors hier soir, j’ai annonce fermement : pas de viande, pas d’alcool .. mes compagnons ( un couple de canadien de Vancouver) ont, quant a eux, vecu une vraie expérience francaise depuis l’apéritif jusque aux digestifs.. ce matin .. ils n’étaient pas frais.
Apres cette soiree mémorable plongee dans l’art de vivre du SudOuest, il est temps de partir pour de nouvelles aventures. Notre hotesse nous a prevenu: les Pyrenees vont se rapprocher.., il va pleuvoir..
« Ciel moutonne comme femme fardée ne sont que de courte durée » … effectivement, le ciel est moutonne. Pour le reste …
Je devrais vous ecrire le matin : tout est simple, clair et beau. Plus j’avance dans la journée, plus je m’enfonce dans des considérations très concrètes !
Avez-vous déjà vécu ces petits matins ou tout parait encore possible ? les pas sont lourds et assures, la lumiere limpide, la respiration ample dans l’air cristallin du matin. Des oiseaux passent. La rosee trempe vos chaussures, votre corps est silencieux.
Les Pyrenees se dressent dans leur blancheur a la fois objectif et obstacle.
Une eglise toute simple. Un oiseau s’est installe on ne sait ou mais son chant resonne dans l’eglise. Moment parfait.
Je sais que je dois avancer sans trop trainer. La pluie est annoncee. Pourtant lorsque le boulanger m’ouvre sa porte, je n’hesite pas un instant. J’entre. J’y resterai le temps d’un the, d’une rencontre et d’une decouverte. Je repartirai avec mon sac un peu plus lourd d’un demi pain de campagne.
L’ancien four qui retrouve une nouvelle vieOui oui c’est une boulangerie
Me voila repartie. Je pourrais etre dans mon Ardeche familiale. Rien n’est plat. Les petites montées s’enchainent aux petites descentes et éreintent mon corps mal habitue aux inlassables lignes droites.
Quel plaisir de retrouver les petits chemins !
Arrivée a Pimbo, ce sera le break tant attendu..
Le choix est cornelien : quiche ou sandwich fromage / pain de campagne ?? Oui evidemment je pourrais ne pas choisir.
Petite église, je n’ai pas eu le temps de te connaitre.. il fallait avancer
Assise devant l’eglise, la pluie décide pour moi. Apres un petit fromage/pain, il faut replier tout tres vite et c’est parti dans la tempete. Le vent et la pluie se dechainent. C’est un test d’impermeabilite grandeur nature pour les vetements !
Aussi incompréhensible que cela paraisse, je me sens dans une sorte de confort a me faire balloter par le vent dans les rafales de pluie..
J’ai referme mon blouson jusqu’au menton et je regarde surtout mes pieds. Pourtant, le chemin a ses artistes…alors je sors l’appareil pour ce coq a fière allure pose devant la maison.
Tout cela n’a qu’un temps et se retrouver sous une douche bien chaude dans son petit domaine prive est un réel plaisir.
Quitter le giteEnfin bon, j’étais plutôt dans les communs
Chaque matin, les températures sont un peu plus élevées. ce matin départ en manches courtes.
Revue avant décollage : sac a dos ok, pieds ok.. tout va bien..
On peut rêver plus bucolique comme démarrage.Bonjour les Landes, bonjour Aire sur Adour, son marche, ses amis, son chemin, ses caméra de surveillance.Tiendras tu tes promesses ?Oui, de toutes petites coquilles
Voila le cinquième jour de marche. Je commence a avoir l’apparence du marcheur au long court. Pas vraiment sale mais pas vraiment impeccable malgré tous les efforts de lavage ( a la main) du soir. Je n’ai que le strict nécessaire ( a mes yeux), soit une seule rechange. Pas de quoi se prendre la tête pour le dressing code du soir.
Il y a une jubilation certaine a ne rien avoir a chercher, a ranger.
Mes pieds occupent beaucoup plus mon temps et mes soins que mes cheveux ou mon visage. A vrai dire, je les croise rarement dans un miroir.
Lorsque je marche mes pensées sont parfois largement occupées par mon repas suivant. Réfléchir durant de longues minutes au choix cornelien pour la prochaine pause : quiche ou sandwich au fromage/ ficelle fraiche ?
Réaliser une analyse approfondie des potentialités de chaque clairière pour trouver le spot idéal pour se poser.
Au fil des jours, les contingences matérielles prennent moins d’importance. Les hebergeurs le savent : le pelerin est un voyageur en general tres facile : toujours content de ce qui lui est donne.
Il y a quelques jours, un couple se douche vaillamment a l’eau froide .. sans aucune remarque.
La France et sa Poste L’église d’Aire sur Adour
Ce matin, c’est decide, je traine. Dans l’eglise, dans le marche couvert.
Je prends un cafe.
Et passe un long moment dans l’église
Avant de grimper la colline vers la seconde église.
Eloge du vide
Dans les faubourgs de la ville …
Ma rencontre du matin, prise la main dans le sac
Je la trouve tres mignonne la chevrette dans la rue qui devore l’arbuste de la clôture.
Ce n’est pas un avis largement partage. Une dame jaillit de sa maison, brandissant un immense couteau. Devant mon air étonné, elle m’explique que ce n’est plus possible etc… ce sont des gitans-qui-ne-font-rien qui laissent divaguer ce ( terrible) animal etc…la bobo parisienne se tait prudemment non sans avoir évoqué l’aspect menaçant et disproportionné du couteau.
Finalement tout s’arrange.. et je repars tranquillisee du devenir ( a court terme) de ce petit animal et du couteau.
Le rrroo minet : maincoon ?Une maison tellement charmante, simple et accueillanteFinalement pas si accueillanteJe le sens bien ce chemin Au bord du lac
Et puis montée vers le plateaux de terres agricoles
Je vous donne une recette pour etirer le temps comme un chewing gum : marcher dans mes pas ce matin..Ou la
Au fil de la matinee le soleil se fait de plus en plus present. Crème solaire requise a 11h. Apres midi sous la douceur du printemps. Toujours pas de montagnes au loin.
Je les imagine en grande conversation, ces deux arbres complicesUn coeur en cadeauMais que fais tu la tout seul ?Une mimi tornade sur la terre fraichement prepareeMes premiers pins des LandesEt la photo mystère… Au gré des champs et des bosquetsUne brassée de fleurs pour vous souhaiter une bonne soiree
Arrivée au gite bien avant 15h. tranquille …et la routine..
Pas de petit matin frais. Un ciel gris. Les Pyrénées resteront absentes toute la journée.
Départ un peu craintive. L’étape sera forcement longue meme si j’applique mes bonnes résolutions : raccourcir, raccourcir !
J’ai étudie tous les raccourcis. Et ce soir, encore 21 km au compteur malgré mes ruses.
J’entends d’ici vos remarques a voix basse .. personne ne l’oblige .. pourquoi elle s’inflige ca ?
Je reste silencieuse, écoutant les oiseaux, assise au soleil, au lieu de vous repondre.
Il doit y avoir beaucoup de réponses.. je ne parviens pas a choisir.
Revenons a cette journee peu remarquable. Dans le Gers, les lignes droites testent la résistance physique et mentale du marcheur condamne au macadam. Entre un manque total d’aménagement au bord des routes et tous les panneaux d’interdiction, le message semble clair.
Les églises sont tres souvent fermées. Pas de temps perdu a trainer en prière ! Pas de coquilles.
La journée est placée sous le signe des Glycines omnipresentesJe vous offre un petit bouquet de fleurs des champs pour commencer votre journeeQuelles épousailles ! Un conte japonais raconte une histoire d’amour magique qui se termine ( bien ou mal ? A vous de décider) dans cette union indissoluble entre l’arbre et les fleurs.
Suspens.. comment vont mes pieds..pour etre honnête, ils ralent toujours autant, des qu’il y a trop de bitume ou trop de chaleur.
Cet après midi, la température est restée printanière avec un joli vent. Par contre le bitume.. j’ai tente de l’éviter en longeant ou traversant des champs.
Apres les longues lignes droites de routes, quel bonheur de retrouver ces majestueux ou charmants chemins de traverseOn change de région. Ca sent le pays basque.Avec la glycine de rigueurEt une nouvelle palette de couleursMa rencontre furtive du jour. Elle est sur la photo.. la gracieuse et aerienne biche. A vous de la trouver. Au milieu du chemin, retrouver ses compagnons d’un moment dans un accueil pèlerin chaleureux. Faudrait voir a nous dire ce qu’il faut comprendreTrop choupinette notre MarieAssise au soleil dans le jardin du gite je vous souhaite une bonne soiree.
J’ai un faible pour ces arbres solitaires et dégingandés qui me rappellent quelqu’un.
Soudain, ils sont la au loin.. je vais vers eux. Je ne pourrai pas les franchir… peut etre une autre fois…
Vous ne pouvez pas imaginer combien je pense a vous tous ! Je vois vos sourires. J’entends vos voix. Il me faut bien des heures de marche tranquille pour passer un moment avec chacun de vous.
Le chemin trace son chemin entre les herbes hautes du printemps, détrempées par la rosee.Eloquent Petite devinette.. a vous de completer
Parfois les rencontres viennent interrompre mes rêveries. Je continue a parler le plus souvent anglais. Ce matin c’était une hollandaise qui promenait ses animaux.
Me voila arrivee dans un petit village de nulle part avec son petit marche a un etal. Ce sera parfais pour un break bien mérité après presque trois heures de marche.
Au soleil, tranquille, nulle envie d’etre ailleurs. Un banc a l’ombre, face a moi la fontaine.. les hirondelles passent, le pain est delicieux, le fromage « goutu » mes premières fraises achetées tout a l’heure. que demander de plus.. ?
Je vous souhaite de connaitre de tels moments de satisfaction pleines et simples.
Tellement francais ..J’adore .. nostalgie quand tu nous prends !Pas très limpide, vous ne trouvez pas ??Qu’il est beau mon Saviem !
Et c’est reparti après cette pause dinatoire. La température monte a des hauteurs imprévues.. environ 30 degrés, soit environ 25 degrés d’écart entre petit matin et ce début d’après midi.
Je commence a faire moins la fière. Les pieds étouffent dans leurs chaussures. Je module mon rythme selon la pente et ma fatigue.
Pour corser un peu l’affaire, je suis maintenant seule sur le chemin écrasé de soleil et plus aucune barres rouge et blanches. Depuis ce matin ca sent un peu le pèlerin négligé !
J’entre dans une foret… soudain, une chapelle, un cimetière et des pèlerins… mes choix aux intersections furent bons et je rejoins le ( mini) flot de pèlerins.
J’aime ces petites chapelles si humbles et tranquilles. Je ferai ma « Pâque » ici, un long moment avec vous.
Et c’est reparti dans le four du mois d’avril. Vivement l’étable ! la vie de pèlerine a ses hauts et ses bas.. il faut bien l’avouer. Je suis dans un bas, obligée de m’arrêter pour sortir piteusement mon nécessaire a pieds-voulant-se-fâcher-style-ampoules.
Mes envolées lyriques sont loins. Les pieds sur terre, voila tout.
Distraction au milieu des vignes : une exposition de photos dans des vignes. J’en oublie mes petites contrariétés et mes pensées se déchaînent.
En cette époque « jeuniste »… franchement, regardez ces portraits. La jeunesse doit se vêtir pour raconter une histoire.. le visage du vieux raconte tant d’histoires qu’il n’y a besoin de rien de plus.
Enfin Nogaro apparait..ville de circuit auto-moto Paul Armagnac . Un bruit de fond …
Qui ne va pas troubler mon objectif unique : me poser, me laver .. et ne plus bouger. Il est plus de 16h. Mon iPhone me dit que j’ai parcouru 22km. C’est décidé : demain je réduis l’Armagnac ( facile) et les kilomètres .
Toute cette nature tranquille me rend un peu grandiloquente… et je suis tombe de nouveau ce matin dans mes allégories de vie
Une branche d’arbre, cassée, porte multe bourgeons « Poursuivre sa vie avec confiance »Un arbre brise « Lorsque le moment est venu.. »
Il est temps de quitter Montreal par une belle journée de printemps. il est 8h environ et ca pince a 5 degrés.
Cette fois, pas de fantaisie, je ne me perdrai pas. Objectif Eauze a 19 km.
Mon corps est content, le sac a dos comme une partie de moi, mes pieds soignes se taisent. J’avance d’un bon pas de collines en collines dans la lumiere neuve du matin.
Ce sont ces petites barres qu’il faut surveiller. Pas de coquilles dans le Gers
Les kilomètres s’enchainent. Pas vraiment d’arrêt possible. La rosée est partout.
Et puis .. un de ces miracles du chemin. Un lieu accueillant qui met librement a la disposition des marcheurs boissons chaudes et fraiches, fruits gâteaux etc.. avec petite boite pour mettre la monnaie. Il y a meme des oeufs durs décorés. Une heure passée a se détendre, discuter avec un japonais et deux allemandes. Nous nous retrouverons au gite ce soir.
Ca c’est vraiment le cheminAh .. il fallait le trouver cet oeuf ! Bonne chasse demainPrendre son temps
Les arbres portent leurs feuilles naissantes. Dans une semaine tout sera eclos. Les fleurs sont éclatantes.
Repos bien (?) mérité avec vue
Puis le chemin s’étire en lignes droites qui semblent ne jamais vouloir se terminer. Comme une allegorie de la vie ou chaque jour semble s’inscrire dans une infinite de jour. Et pourtant insensiblement j’avance sous cette voute de vert tendre.. et soudain voila Eauze et son eglise.
Arrivée a Eauze ..
Ca me fait un peu froid dans le dos..
Et, sans surprise maintenant, je sais que ce village du Gers sera beau. Avec sa place accueillante et ses maisons a colombage.
La journée se termine dans cette ambiance si particulière des gites du chemin ou chacun apporte sa bonne volonté, sa bonne humeur sans que rien ne soit dit sur nos vies personnelles.
Le repas est repas de fêtes pascales .. j’ai cale au dessert … et évite l’Armagnac.
Bonne soiree !! Ou bonne nuit aux marcheurs qui ont bu aperitif local, vins ( plusieurs) et finalement … armagnac
A traverser la France a pieds on prend des risques ..
Risque de devenir ecolo a trop tendre l’oreille pour entendre les oiseaux et a rechercher les sauterelles supposées sauter lorsqu’on pose lourdement ses godillots.
Risque de nostalgie d’un passe fait de petits cafés sur une place ombragée de grands arbres
Risque d’overdose de ces zones indistinctes ou les Lidl côtoient les Batimat ou autres enseignes
Risque d’indignation de tous ces espaces privatises, clos et qui obligent a des contournements longs et laborieux.
Quatrième départ depuis septembre 2016 : magie des petits matins frais, très frais. Je pense beaucoup a vous tous mes amis, mes amours. Je suis sur le chemin aujourd’hui grâce a vous qui m’avez tout simplement entoure de vos soins, de votre affection.
Partir, c’est aussi un peu égoïste… ce temps juste pour soi.
Ce soir je suis assise sur la place du village, tranquille. Douchee, propre, passee a la pharmacie pour mes pieds ( deja !)
Je pourrais vous parler de mes petites miseres mais ca n’a aucun interet, ni pour vous, ni pour moi.
Alors je vais plutôt vous parler de ces moments a avancer sous le chaud soleil du Gers, les yeux rives au sol qui se craquele déjà de sécheresse.
Vous me connaissez .. prudente .. j’avais prevu 15km pour cette première journée. Partie ce matin a 8h, la fleur au fusil, sans rien avoir regarde ni prepare .. perdue dans mes pensees j’avance ecoutant les oiseaux profitant de ces belles couleurs de printemps dans ce matin piquant et ce village magnifique. Les trois mousquetaires me souhaitent bonne marche !
Condom la ville des mousquetaires !
Une bonne demie heure passe et soudain une terrible impression de deja vu.. je tourne tout simplement en rond.
Juste tourner a gauche et pas a droite et je repars pleine d’energie. Le chemin est juste magnifique …Une heure plus tard petite verification « de routine » sur mon telephone … et la … oh surprise… je me suis encore égarée sans doute a trop penser a vous.. ce soir j’affiche 22km au compteur et une visite a la pharmacie .
Sinon tout va bien. Chambre seule tout confort et je bois a votre sante en attendant de manger un plat des « iles » bercée par la salsa.
Quelle merveille ce chemin en avril. Il n’y a personne .. j’observe les locaux vivre en ce soir du vendredi saint. Tout est tranquille sur la place du village. Le boulanger ne fait que du pain .. pas de quiche pour les touristes.
Les couleurs du printemps. C’est aussi ca le chemin ! Une chaise improbable pour soulager mes pieds. J’ai prie ou médité longuement dans cette petite chapelle oubliée dans la campagne. Entourée de son cimetière elle m’a offert son eau et ses ombrages pour une petite sieste.Simple et emouvanteEt me voilà a MontrealBonne soiree !
Et toujours des lacs aux eaux totalement limpides.
Avec de belles rencontres tres sympathiques !
Et ci dessous le « pigeon local » qui appartient plutôt a une famille de rapaces… très communs ici et donc pas farouche..
Beaucoup de randonnées pédestres en Patagonie et une coutume locale bien sympathique. Un tas de bâton a prendre pour s’aider puis a laisser au retour.
Bien utile je vous assure !
Vous me direz … et les indiens, ou sont ils … ??? Comme partout il ne sont plus très nombreux ( euphémisme..) et vivent sur leurs ( petits ?) territoires. Parfois lorsque un chemin passe dans leur domaine, un petit droit d’entrée vous est demande…
Ils semblent vivre un peu en marge, petitement.
Au détour d’une piste, fugitivement un mapouche sur son cheval.
Celle ci vous salue très souvent sur les chemins..
Bien entendu les chiens sont interdits sur les plages..
Quand je vous disaient qu’ils mènent leur vie..tranquillement… sur la plage.
Des que l’on quitte les rues du centre, un autre monde moins riche apparait…
Un dernier regard vers le lac aux eaux si limpides…
Au poste de police croquignolet
A la maison verte
Il faut reprendre la route .. la seule… la 40
Et bye bye la Patagonie. Retour a Bariloche vers le sud (!) pour prendre un vol vers le nord ( le soleil !) pour Salta.