De San Domingo de la Calzeda à Beladoro

18 km annonces, 10 au compteur. Va falloir s’y habituer.

Me voila en Castille y Leon

La journée commence bien, dans la fraicheur et l’aube un peu brumeuse,

Premier village, premier arrêt pour ma pastilla du matin.

Le charme d’une pause tranquille
Enfin une pelerine

C’est reparti

Classique … enfin presque…

Une journee de doute … un chemin comme une expiation dans une monotone uniformité.

Un chemin dessiné « à la va vite », sans aucun effort pour les pèlerins qui avancent dans des perspectives sans fin, le long des routes nationales ou des autoroutes chargées de camions, dans le bruit, la poussière, sous un soleil que rien ne vient arrêter.

Cette vision punitive du Chemin me surprend.

Autour de moi les champs cultivés, d’un vert d’avril, s’étendent à perte de vue, parcourus parfois par un tracteur projetant des traitements.

99% de la campagne est exploitée. Le pour-cent restant est sur ma photo.

Lorsque je passe a cote d’une ferme de bovins, identifiée à l’odeur, je réalise qu’aucun espace extérieur ne leur est réservé. Je n’ai pas vu de prairie.

Je n’ai traversé ni vu aucune foret ou bosquet.

La temperature monte au dessus de 25 degres. Je dois m’arreter plusieurs fois pour aerer mes pieds qui cuisent.

Quel mystérieuse motivation peut conduire un etre humain « banal » à parcourir ce chemin en été ?

Et toujours, le ravissement et la fraicheur des l’entrée des villages toujours accueillants et gais.

Il y a évidemment un ou plusieurs bars, survivance d’un passé grâce au Chemin et ses hordes de pèlerins assoiffés et affamés.

Enfin voilà Belorado.

La journée se termine bien

Un hotel superbe, une vue extraordinaire sur des nids cigognes, une maison troglodyte et l’église.

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