
La journée s’annonce longue 21 km annoncés.
Etape très difficile à réduire. pas d’hebergement repertorié avant ces 21km.
Et pourtant, j’ai croisé deux Albergue avec fortes publicité sur la route mais, comment dire, ca fait pas envie.
Au milieu de nulle part.. ca sentait le plan foireux que j’ai deja vecu. Seule dans une grande maison froide et, pour diner .. rien a l’horizon.
Alors, je me prépare mentalement à ce lent écoulement du temps de 21 km de marche.
Je le sais, chaque jour, le dernier kilomètre ne manque jamais d’etre insupportable, sans grâce ( en general de tristes faubourgs), sans fin.
Cet après-midi, vers 14h, c’était aussi sans fin sous un soleil et une lumière tres forts.

A l’arrivée, je regarde mon décompte kilométrique et je comprends pourquoi cette dernière partie était un chewing gum. Plus de 24 km.
Et ce soir je suis assise sur un banc, dans un de ces si nombreux bourgs espagnols ou les places et cafés abondent, où les oiseaux s’égosillent.
Il est 18h30, le temps est doux. j’attends avec impatience mon repas de la journée ! A 19h.
Voila deux matins que je petit-déjeune avec une tortillas dans un café de campagne.
Sur le chemin, vers 13h, le traditionnel sandwich de fromage me mène difficilement jusqu’au repas du soir.
Reprenons ma marche dans le bon sens






excellente !


Ecole de patience, se forcer a ralentir, a alourdir son pas sans autre pensée que le pas suivant.
Se concentrer sur l’instant sans aucun but.


Au milieu des champs a l’infini surgit une improbable ville ou village ou rien de tout cela.
Soudain apparaissent des immeubles, des maisons, accolées, toutes semblables, en rang d’oignon.
Pas d’église ni de magasin mais une Albergue ( bon courage), quelques êtres humains, des panneaux a vendre.
Et la-haut, au sommet de la colline, des bâtiments fantomatiques, sans fenetres.
Abandonné ?
Des linges pendent de quelques fenetres.


Des squelettes de la crise immobiliere, je suppose.
Toute cette implantation heurte mon sens logique francais qui requière un plan d’implantation, un projet, des justifications et autorisations à n’en plus finir avant de lancer ce projet de « ville a la campagne ».
Je reprends ma marche insouciante.













Richesse et beauté, main mise absolue de la religion durant des siècles.